Laura Garcia-Karras
LE DÉSIR DU REQUIN MARTEAU
17/06/2016 -  23/07/2016

* English version below *

 

La galerie Comparative est heureuse de présenter sa première exposition de Laura Garcia-Karras (vit et travaille à Paris).

Laura Garcia-Karras ​est en perpétuelle recherche ​de solutions picturales. Dans de nombreuses toiles de sa série, elle réinterprète des thèmes canoniques de la peinture – Annonciation, vie des saints, autoportraits – qu'elle transforme en avatars formels touchant au grotesque autant qu’au sacré. 

Le peintre a recours à la même synthèse formelle et expressive pour ses propres motifs et ceux qu’elle va chercher chez les Primitifs italiens ou dans le Quattrocento – chez Giotto, Fra Angelico, Botticelli –, dans des formes non encore parfaitement formées, dans les étrangetés qui conduisent à un autre temps du regard.

Par dessus eux, elle tend des trames arborées, répétitions méticuleuses de feuillages que les évolutions chromatiques animent en d'infinies variations. Ses toiles sont une suite de saisons, de saisons plus nombreuses que nos quatre saisons, de saisons qu'auraient pu inventer les Parques.

Par son processus méditatif et aliénant, elle réinvente une nature au graphisme condensé et tendu. L’énergie des feuillages, s'ils étaient arcs, ferait partir des flèches en tous sens. Elle anime l’inanimé. Donne la puissance de la vie à l’inerte pigment, aux formes abstraites. Au même titre, également, que la figuration est pour elle un prétexte à des jeux abstraits. Les formes végétales sont ainsi tirées à l’extrême vers leurs possibilités formelles quand les formes en arrière plan, matrices synthétiques, sont quant à elles dotées d’attributs qui les caractérisent humainement : des bras d’une longueur handicapante, des mains aux doigts gigantesques et violents. 

Laura Garcia-Karras
THE DESIRE OF THE HAMMER-SHARK
17/06/2016 -  23/07/2016

Laura Garcia-Karras ​is an artist who's constantly in search for pictorial solutions. In several pieces of this series, she ​reinterprets canonical themes of painting—Annunciation, Lives of the Saints, Self-portraits—and turns them into formal avatars that are as grotesque as they are sacred.
 
The painter uses the same recourse to a formal and expressive synthesis for her own subjects and those she seeks in the repertoire of the Trecento and the Quattrocento—Giotto, Fra Angelico, Botticelli—shapes that are not yet perfectly formed, oddities that lead to another age of vision.
 
Above them, she extends tree-lined patterns, meticulous repetitions of foliage that chromatic changes animate into infinite variations. Her paintings are a series of seasons—yet, more seasons than our four. These are seasons the Fates could have invented.
 
By her process, both meditative and alienating, she reinvents a condensed and tense nature. The energy of the leaves, if they were bows, would throw arrows in all directions. She animates the inanimate, gives the power of life to the inert pigment and to abstract shapes. In the same way, representation for her is an excuse to engage in abstract games. The plant forms are thus drawn to their formal possibilities when the abstract synthetic forms—her background 'matrixes'—receive, in turn, attributes that characterize them humanly: arms of an incapacitating length, hands with gigantic and violent fingers.

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© 2016 par Galerie Comparative

10, rue des Beaux-Arts 75006 Paris, France