MEPHISTO WALTZ

Laura Garcia-Karras

Laura Garcia-Karras
MEPHISTO WALTZ
28/04/2017 - 3/06/2017

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Née en 1988, vivant et travaillant à Paris, Laura Garcia-Karras est diplômée de La Cambre, Bruxelles et de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris.

La Galerie Comparative est heureuse de présenter huit de ses dernières oeuvres produites pour l’exposition.

Sa pratique donne lieu à une exploration incessante de possibilités plastiques dans le cadre de l’abstraction, qu’elle ne cesse de mettre à l’épreuve de saillies figuratives, de jeux entre bi- et tridimensionnalité, de confusions de syntaxe.

 

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Dans l’espace non-gravitationnel, l’exercice d’une activité sportive astreint le corps de l’astronaute à être sanglé. Alliant la rondeur d’arborescences à la géométrie de méandres anguleux, les œuvres de l'exposition à la Galerie Comparative opèrent un mouvement de balancier entre la sangle et l’apesanteur.

Dans cette série d’œuvres, le point de vue malmené, les vues en contre-plongée, les motifs circulant en tous sens et les coulées de peintures en sens inverse de la gravité rencontrent des « méandres » ancrés, tuyaux ordonnés, agissant comme autant de mises à distance de la nature.

Ainsi, peintre à l’origine abstrait, quand Laura Garcia-Karras resserre son rapport au réel en créant des compositions largement reconnaissables, elle dresse en contrepoids, grâce à un processus technique, la facticité-même de la peinture.

Laura Garcia-Karras fait un travail de superposition de différentes couches indépendantes dans lesquelles sont opérées des découpes qui laissent percevoir des zones et détails sous- jacents.

Premier travail de composition et deuxième de contre-composition déconstruisent le principe de la « mise en abyme », qui consiste à faire coexister l’illusion et le fait de la démasquer. Ici, comme quand le réel se regarde dans l’eau du lac qui est alors la fine pellicule où rencontre et distanciation cohabitent, l’illusion et son masque existent tous deux à même la toile.

 


Dans une interdépendance entre précision de ses coupes et impulsion gestuelle, surface décorative et accidents de la matière, traces du pinceau et voile soigné de l’illusionnisme, les motifs issus d’un monde détérioré ou exalté recréent les conditions de l’hybridation de la nature, nature hybride dans sa propre matière, nature hybride dans ses règnes-mêmes, nature hybride dans ses différents degrés de représentation, du plus réaliste au plus abstrait.

Toujours cruellement ambiguës, les propositions picturales de Laura Garcia-Karras redistribuent sans cesse le jeu des oppositions traditionnelles autour desquelles s’axe la question de la représentation — artificialité et nature, entropie et conservation, ordre et chaos.

Dossier de presse Press kit

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